Je sais bien mais quand même
Essai pour une sémiotique des images et de la croyance

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De quels ciels tombent nos histoires ? Comment oublions-nous volontairement de quel bois sont faits nos récits ? Qui dupe qui ? Pourquoi les images sont-elles de belles légendes ? La croyance est-elle une intelligence ? Cet essai raconte une histoire : celle des langages qui jamais ne sont tombés du ciel. Ni du ciel des anciens avec leurs cohortes de dieux, ni du ciel de nos réels contemporains si bien construits par nos médias. Une histoire et une sémiologie des rapports de l’homme à ses langages révèlent notre grande capacité à oublier la part terrestre, politique et sociale des textes et des images que nous partageons. La croyance, face aux images et aux médias, c’est cela : oublier volontairement et provisoirement les langages, leurs auteurs, leurs contextes, leurs rhétoriques, leurs généalogies, leurs circulations, et les prendre tels quels. C’est à ce prix que nous pouvons nous raconter nos légendes.

RECOMMANDATION DU COMITÉ ÉDITORIAL

Frédéric Lambert construit sa recherche dans des questionnements plus que dans des réponses, patiemment, à mots ciselés. Il guide son lecteur sur un chemin constitué de ses trésors amassés, ses lectures, ses voyages, ses terrains de recherche, pour interroger les ressorts de la croyance : qu’est-ce qui fait que je crois les mots que j’utilise ou qu’on m’adresse, les images que je vois, les histoires qu’on me raconte. Je sais bien mais quand même dessine une sémiotique de la croyance, un miroir dans lequel regarde un auteur qui s’est choisi pour métier de décortiquer les mots et les images, un miroir dans lequel il nous convie à perdre non pas pied, mais nos certitudes.

RENDRE À OCTAVE MANNONI CE QUI LUI APPARTIENT

Je sais bien, mais quand même… est le titre d’un chapitre du livre d’Octave Mannoni Clefs pour l’Imaginaire ou l’Autre scène, publié aux éditions du Seuil en 1969. Cette expression, ciselée dans un vocabulaire familier, réunit autour d’elle de nombreux textes où se retrouvent tous ceux qui travaillent sur le déni. « Le spectateur se pose en parfait incrédule devant les tours des illusionnistes, mais il exige que l’illusion soit parfaite ».

FRÉDÉRIC LAMBERT, INVITÉ DE MÉDIALOGUES (RADIO TÉLÉVISION SUISSE)

Thierry Fischer reçoit Frédéric Lambert. Entretiens diffusés les 10 et 17 mai 2014.

“L’époque serait à la confusion médiatique, affirme un spécialiste du langage des médias. Face au robinet d’informations, le consommateur va et vient entre croyances et réalités. Entre le totalement vrai que l’on admet et le presque faux que l’on tolère, nous cimentons ainsi la société dans laquelle nous évoluons…”

Écouter l’interview (partie 1)
Écouter l’interview (partie 2)

NOTE DE LECTURE, COMMUNICATION & LANGAGES #179, MARS 2014

« Derrière ce titre d’abord quelque peu énigmatique se cache le concept clé de cet ouvrage, le “déni”, et son corollaire, le “demi-croire” », écrit Juliette Charbonneaux.

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Je sais bien mais quand même - 21 €

L'AUTEUR

Frédéric Lambert est professeur
des universités à l’Institut français
de presse, Université Paris 2.
Il est directeur du Master Médias,
langages et sociétés et du Laboratoire
CARISM (Centre d’analyse et de recherche
interdisciplinaire sur les médias).

DESCRIPTION

160 pages
Format : 130 x 210 mm
Parution : septembre 2013
Tirage : 750 exemplaires
Fabriqué aux Pays-Bas
ISBN : 978-2-9542852-2-1
ISSN : 2270-1818
21 € TTC
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Note de synthèse
Sommaire
Avant-propos (extrait)
Biographie de Frédéric Lambert