Ligne B

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Best Dutch Book Design 2014
European Design Award (Médaille de Bronze), Istanbul 2015

INVITATION AU HAVRE

Paul et Colette, jeunes retraités, habitent Porte Océane au Havre. Privilégiés sans être riches, sans enfant, ils s’ennuient. Un beau jour, le Centre Pompidou Mobile installe son chapiteau provisoire à Caucriauville – quartier populaire situé sur les hauteurs de la ville – afin d’y exposer temporairement des chefs-d’œuvre de l’art contemporain. Paul décide de s’y rendre en empruntant pour la première fois la toute nouvelle ligne B du tramway. Il y rencontre une jeune fille, Océane. Elle habite à Caucriauville. Elle aime son quartier et elle est porteuse d’un projet ambitieux. Pour Paul et Colette, cette rencontre est un bonheur inespéré. Le temps de quinze arrêts de tram, comme un voyage vers d’autres horizons, Océane va rapidement bouleverser leur vie.

LA CONTRAINTE FORMELLE : LE TRAM POUR TRAME

Ligne B – Invitation au Havre est écrit autour de quinze chapitres qui prennent le nom des quinze stations de la ligne B du tramway de la ville du Havre. Cette ligne de tramway, véritable carottage social, sert de trame au roman, telle une ligne de vie. Un peu comme si, au-delà d’un simple trajet en tram, la vie de Paul, un de nos trois héros, découpée en quinze tranches toutes en lien avec les noms des stations, s’articulait sous la forme d’un long résumé aux allures de voyage, parcours salutaire et joyeux où humanisme et humour cohabitent, pour construire le tableau d’une histoire moderne. Le récit monte en puissance au fil des stations, ainsi, Ligne B pose la question : nos existences auraient-elles toutes la forme d’un simple trajet en tram et quels usages faisons-nous des stations ?

LA MÉTAPHORE ET L’ÉNIGME

Largement rédigé avec la contrainte d’un jeu sur le fil de la ligne B du tramway du Havre, ce roman étale sa métaphore sociale autour de personnages simples et bons. Rapprocher des espaces de vie très éloignés en invitant l’art moderne à manœuvrer des serrures ouvrant des portes sur l’inconnu, évoquer sans polémique les redoutables enjeux sociaux de quartiers difficiles, parler simplement mais sans précautions du vivre ensemble, prendre les hauteurs nécessaires pour savoir rire d’un monde parfois burlesque en évitant les clichés, telle est la première approche possible d’une lecture ordinaire de Ligne B. Ce roman illustré comporte toutefois une énigme. Elle n’est ni noire, ni dramatique, ni banale. Cette énigme vise à poser les questions de l’adoption, de la filiation en relation directe avec les obligations quasi maternelles d’une ville envers ses quartiers. Avec le tram, circulant dans le récit comme un fil rouge semblable à un cordon, ce roman veut regarder les vertus de la mixité sociale en tissant des liens objectifs de fraternité toujours exempts de naïveté. Les réalités souvent douloureuses d’une époque complexe apparaissent alors sans ambiguïté.

LES SÉQUENCES PHOTOGRAPHIQUES : HASARDS HEUREUX

Cette volonté documentaire est inspirée par la ville du Havre, son histoire rappelle chaque jour l’éphémère des choses et l’utilité de la trace imprimée ; d’autant plus que le tramway transformera la ville au fil du temps, inévitablement. Ainsi, chaque chapitre s’ouvre par une séquence de photographies. Ces images présentent la station traversée par la ligne B du tramway selon un mode opératoire précis et répétitif, laissant choisir le hasard. Les photographies sont prises station après station, « sur les rails », vue à gauche et vue à droite. Ainsi, il est parfois spectaculaire d’observer que les deux vues d’une même station sont étonnamment différentes, comme si elles ne constituaient pas une paire (alors évidemment, les bombardements de 1944 viennent à l’esprit, inlassablement toutes les focales semblent nous y mener). Au fil des chapitres, les bâtiments, la végétation, les véhicules (marqueur social et marqueur du temps par excellence), les espaces et aussi les Havrais s’animent et se complètent de manière inattendue. Cette collection de hasards choisis incite à regarder Le Havre avec soin et respect, comme une somme d’histoires, d’intimités, qui révèlent une vérité sur la ville.

LES PICTOGRAMMES : SYNTHÈSE SUR LE FIL

Une vocation des Éditions Non Standard consiste à donner envie de lire. Ainsi, la création graphique offre divers outils pour inciter à entrer dans un texte, intriguer. En croisant le monde des transports – qui s’exprime essentiellement sous forme de pictogrammes – avec le roman, ses personnages et ses rebondissements, nous avons choisi de parsemer Ligne B de micro-dessins afin de signaler les temps forts, souligner les métaphores, animer le récit, tisser des liens de manière ludique. Ainsi, les personnages sont incarnés, vivent et se métamorphosent dans des petites séquences, comme un indicateur ponctuel qui donnerait le climat du roman (ou la météo). Nous espérons que le lecteur s’amusera à décoder ces signaux, autant que nous avons aimé les concevoir.

Ligne B - premium (001-150/150) - 200 €

LES AUTEURS

Jean Segui est écrivain. Observateur social, il est spécialiste du portrait. Ligne B est son sixième roman. Après Lettres du Havre, Elodie Boyer a réalisé Ligne B et a photographié les quinze stations du tramway, de La Plage à Caucriauville Pré Fleuri.

DESCRIPTION

Titre : Ligne B
Sous-titre : Invitation au Havre
Roman illustré
468 pages dont 90 pages de photos
Format : 130 x 210 mm
Design : Patrick Doan
Tirage : 750 copies
Conçu en France, fabriqué aux Pays-Bas
Date de publication : Déc 2014
Version standard : 25 €
Version premium numérotée (avec coffret) : 200€
Livre expédié sous 24 heures
Frais de port offerts en Europe
(Lettre Prioritaire)
Participation au frais de port
hors Europe : forfait 10 €
ISBN : 978-2-9542852-6-9

 
Communiqué
Note de synthèse